Mon écologie personnelle (3/7) : être soi, c’est un choix !

être soi c'est un choix


Hier, je vous ai parlé de mon parcours professionnel. 

Ce qui est marrant, rétrospectivement, c’est que plein de personnes dans mon entourage le trouvent inspirant. 

Pour l’avoir vécu de l’intérieur, je ne sais pas si le mot inspirant est le bon, car ce qui est certain, c’est qu’il n’a pas du tout été facile. J’ai vraiment eu l’impression pendant toutes ces années de passer mon temps à me battre. 

Contre quoi ? 

Il y a encore quelques temps, je vous aurais dit contre l’adversité, l’injustice, ou encore plein d’autres trucs dont je pensais être victime (vous n’imaginez pas tout ce dont on peut penser être victime quand on entreprend). 

Aujourd’hui, je vous dirais que la seule chose contre laquelle j’ai passé mon temps à me battre pendant toutes ces années, c’est moi-même. 

Pendant toutes ces années, je me suis battu pour ne surtout pas être moi. 

Ce que je vous dis là doit vous sembler super bizarre, car en général, on entend plutôt l’inverse. 

Mais si je vous rappelle ce que je vous disais lundi, qui je suis exactement : juste quelqu’un qui aime fabriquer des trucs avec ses mains. 

De la nourriture, des cosmétiques, etc. Bref, quelqu’un qui aspire à une vie super simple. La plus simple possible. 

Sauf que pendant toutes ces années, j’ai été convaincu que ce discours n’était pas audible. 

Et qu’on ne peut pas vivre quand tout ce à quoi on aspire, c’est cette simplicité. 

Pendant donc toutes ces années, en fait depuis que j’ai commencé à travailler, et a fortiori depuis que je suis entrepreneur, j’ai passé tout mon temps à me battre pour ne surtout pas être qui je me sentais au plus profond de moi. 

Certes, j’ai la chance d’avoir plein de compétences différentes, mais à quoi bon avoir toutes ces compétences si à aucun moment je ne me laisse un peu d’espace pour m’exprimer moi ? 

D’ailleurs, pour la petite histoire, ce podcast des chemins de la frugalité a mis près d’un an pour voir le jour, alors que je le porte en moi depuis très longtemps. 

Et vous savez pourquoi ? 

Parce que tout en moi me faisait taire ce projet, dans lequel je me sens pleinement moi, pour aller vers d’autres chemins que je voyais comme plus ambitieux, structurants, ou rémunérateurs. 

En fait, accepter de lancer ce projet ultra personnel a été une vraie violence. 

Rien ne m’en empêchait, en tous cas aucun facteur extérieur. Même si j’avais, et que j’ai toujours, une activité professionnelle en parallèle, rien ne m’empêchait de mettre ce projet sur les rails. 

Rien, sauf moi. 

Être soi, c’est un choix

Comme je le dis souvent, décider d’être soi, c’est un choix. Et c’est certainement le choix le plus dur à faire. 

Pour ceux qui me connaissent, j’ai accompagné énormément de porteurs de projets pendant toutes mes années d’entrepreneuriat. 

Si je fais le compte, un peu plus de 1200 je crois en dix ans. 

Et c’est une constante qu’on retrouve chez énormément de porteurs de projets : même si ce sur quoi ils travaillent peut être passionnant, la plupart ne font jamais exactement ce qu’ils aimeraient vraiment faire. 

Ils ont des activités très rémunératrices, ou pas, dans des domaines très sérieux où ils peuvent même être reconnus pour leurs compétences. 

Mais quand on discute un peu avec eux et qu’on essaie de sortir de la sphère professionnelle, il arrive qu’ils commencent à nous parler de leurs passions, de ces activités qui les font vraiment vibrer. 

Vous savez, ces activités qu’on fait le soir, ou le week-end, mais qui quand on en parle nous font vraiment briller les yeux et nous sentir vivants ? 

Et souvent, ce sont des activités vraiment très simples, un peu comme moi à savoir fabriquer des trucs avec ses mains. 

Sauf que quand on les fait, on se sent vraiment pleinement être soi. 

Le problème, c’est que quand on demande à ces personnes pourquoi elles n’en parlent jamais, elles nous répondent qu’elles ne peuvent pas se permettre d’en parler. 

Qu’en parler les rendrait moins crédibles, moins professionnelles aux yeux des autres. 

Alors qu’il s’agit vraiment de la plus belle part d’elles-mêmes. 

Bref, alors que rien ne les empêche de donner de la lumière à ces activités, même sans chercher à en faire d’emblée des activités professionnelles, toutes ces personnes s’empêchent d’en parler. 

Elles s’empêchent d’être elles-mêmes. 

C’est pour cette raison que j’affirme qu’être soi-même, mettre un peu de lumière sur cet espace où nous sommes vraiment à notre place, c’est un choix qui ne dépend d’aucune circonstance extérieure. 

Tant que nous ne sommes pas contraints à la seule survie, nous avons tous la possibilité d’accorder du temps à ces activités qui nous rendent heureux, et nous avons tous la possibilité d’en parler. 

Parce que mettre des mots sur nos passions contribue à les rendre importantes. 

Alors bien sûr, vous pouvez choisir de le faire comme moi, avec un podcast, un blog, ou encore sur vos réseaux sociaux. 

Mais vous pouvez aussi, simplement, accepter d’en parler autour de vous. 

Faire une vraie petite place à vos passions au sein de toutes vos activités. 

C’est pour ça que les chemins de la frugalité, d’ailleurs, sont si importants à mes yeux : ils sont aujourd’hui l’espace dans lequel j’ai enfin accepté d’être, tout simplement.

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